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Quelles technologies pour l’apprentissage à la navigation ?

Publié le 29 mai 2012 par seagitalawards

Un simulateur : rien de tel pour former les apprentis et les pilotes en poste, et s’assurer qu’ils sont aptes à faire face à toutes les situations, y compris les plus improbables ! Mais pour cela, les simulateurs doivent être paramétrés pour être les plus réalistes possibles.

« Notre soucis actuel est de développer la formation initiale et continue sur simulateur. Certes, il existe déjà depuis 2004 un simulateur au CFA de Tremblay, sur lequel s’entraine une trentaine d’apprentis chaque année… mais il manque de réalisme, et nécessite d’être optimisé, afin d’être digne d’une formation aboutissant à l’obtention du capacitaire de navigation, et de mise en situation pour des professionnels déjà en activité…  il faut désormais pouvoir apprendre à gérer le comportement d’un bateau, quel qu’il soit d’ailleurs (auto-poussé, convoi poussé avec plusieurs barges, paquebot fluvial…), en fonction de différents paramètres : des situations de crues exceptionnelles, des navigations de nuit et de luminosité restreinte, des courants et des vents improbables…. Telle est la décision prise par le Comité des Armateurs Fluviaux et le Centre d’Etudes Techniques Maritimes et Fluviales, en partenariat avec la compagnie Nationale du Rhône (en charge de la gestion du la navigation sur ce fleuve).

Certes, le transport fluvial est peu accidentogène par rapport à la route… mais il arrive tout de même qu’il y ait des accidents  sur le Rhône … d’où  la nécessité de former les jeunes apprentis sur simulateur et d’améliorer la formation continue des pilotes sur le Rhône.

Ce projet, déjà soutenu depuis un an et demi, devrait aboutir pour la rentrée 2013 !

Il est d’autant plus important qu’au niveau européen, on réfléchit à une utilisateur du simulateur pour faire passer les examens… Jusqu’à présent le capacitaire de navigation fluviale était acquis suite au passage d’un examen test de navigation et à la validation d’une centaine d’heure de navigation… ces dernières représentaient un frein ! Il se pourrait qu’à terme ces heures de navigation soient remplacées par des heures d’entrainement en simulateur !

De ce fait, on réfléchit aussi à une harmonisation de tous les simulateurs européen (pour le fluvial) afin que tous les points soient abordés de la même façon.

Le Simulateur que nous mettrons en place devra donc être suffisamment souple pour être adapté au besoin. »

Par François Bouriot, délégué général du Comité des Armateurs Fluviaux (CAF).

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